Victor LAKS (1924-2011)
Oeuvre UniqueDessin aquarelle n°71bis, 1970
encre rouge sur papier
76,5 x 56,5 cm
signée et datée en bas au centre
titrée, datée et contresignée au verso
cadre : 78 x 59 cm
Cette œuvre sera incluse au catalogue raisonné de l’artiste actuellement en préparation par M. Le Mitouard. Elle est référencée dans ses archives sous le numéro E1970002CP.
Vendu
Biographie de Victor Laks
Victor Laks
1924, Châtillon (Hauts-de-Seine) – 2011, Chavannes-sur-Suran (Ain)
Proche de figures majeures comme Soulages, Brancusi ou Seund Ja Rhee, l’œuvre de Victor Laks s’inscrit dans le courant de l’art abstrait et de l’abstraction lyrique. Formé dans l’atelier d’Émile-Othon Friesz et à l’École du Louvre, Laks entame sa carrière aux États-Unis après la Seconde Guerre mondiale, où il enseigne et réalise ses premières expositions personnelles tout en explorant le continent américain. De retour à Paris en 1955, il abandonne la figuration pour une abstraction libre et gestuelle. Son atelier-jardin de la Villa Saint-Jacques devient un point de convergence artistique. Il se rapproche alors des milieux de l’art informel et côtoie des figures comme Michel Tapié, Soulages, Camille Bryen, Natalia Dumitresco ou encore Seund Ja Rhee.
Influencé par ses rencontres, il développe une œuvre riche en tensions, oscillant entre densité et vide, structure et spontanéité. Sa peinture évolue d’un expressionnisme construit vers une écriture organique et fluide, où le geste devient primordial. À partir de 1968, la couleur revient, les formes prolifèrent en réseaux végétaux. Dans les années 1980, ses surfaces se saturent avant de s’épurer à nouveau. Son style, bien que nourri d’influences multiples, reste singulièrement identifiable. Laks fut aussi un acteur engagé de la scène artistique, en tant que membre ou cofondateur de plusieurs groupes et associations (Groupe V, Art & Prospective, Le Limitrophe).
Collections publiques
Musée d’arts de Nantes
Poliforum Cultural Universitario, Chihuahua, Mexique
![]()
« Ce qui, dans mon esprit, l’emporte finalement, c’est bien un sentiment du passage, de la transition, du transit, un sentiment de ce qui est toujours à venir, une façon de devenir dans la peinture. Les formes qui naissent sous ma main reflètent les changements constants de moi-même, de ce qui m’entoure, le futur modifie le passé, le présent se fait attendre et je vis le brassage continu des pensées, des faits et des choses. »
Extrait d’un entretien entre Michel Tapié et Victor Laks (Paris, 23 janvier 1972)



